1000 logements sociaux maintenant!
Le logement social, une solution pour Nancy et sa famille
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Le logement social, une solution pour Nancy et sa familleVivre à quatre dans un 3 1/2 n'est pas de tout repos! Avoir une seule pièce qui joue le rôle de cuisine, salle- à -manger, salon et salle de jeu, c'est le casse-tête de cette jeune famille de Rosemont ! |
Nancy, son conjoint Marc-Steve, le petit Olivier et le jeune Mathew aimeraient bien vivre dans un 4 1/2 plutôt qu’un 3 1/2. « Cela permettrait aux enfants d’avoir une vraie chambre au lieu de dormir dans une pièce ouverte » nous dit Nancy. |
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« Nous aimons le quartier Rosemont, on peut avoir accès aux services sans voiture, il y a un parc pour les enfants pas loin d'ici... Mais notre logement est vraiment trop petit et il n'y a rien de disponible qui ait une dimension et un prix raisonnable» raconte le couple. Un nombre grandissant de familles de Rosemont vivent dans des situations d'habitation de plus en plus difficiles. Avec les deux enfants, de huit et un an, le logement est beaucoup trop petit pour répondre aux besoins d'espace de chacun. « C'est sûr que les deux ne jouent pas avec les mêmes jeux et que le plus vieux aimerait bien un peu plus d'intimité parfois, mais ce n'est pas possible pour nous.» Nancy explique aussi que les espaces de rangement sont pour ainsi dire absents! Son conjoint renchérit en disant : «Pour l'instant, les enfants partagent une chambre qui n'est même pas fermée; mais, dès que le plus petit dormira dans un lit au lieu d'une bassinette, ça deviendra impossible!» Pour cette famille, comme pour plusieurs autres du quartier, le logement social devient la solution idéale. « Ça nous permettrait d'avoir un minimum de confort, donc, plus d'espace, un meilleur entretien et surtout un meilleur prix », explique Nancy, qui est membre du Comité logement et participe activement aux activités qui, petit à petit, permettront d'obtenir la construction de nouveaux logement sociaux pour le quartier qu'elle et sa famille ont choisi : Rosemont! | |
La crise du logement: Plus qu'une pénurie d'appartements
Au cours des quatre dernières années, il a été abondamment question de la «crise du logement». À Rosemont, plusieurs indicateurs sont pires que la moyenne nationale. Pour les autorités politiques, les médias et la plupart des analystes, cette crise se résume à une pénurie d’appartements locatifs, dont on parle autour du 1er juillet. Pourtant la crise est vécue chaque jour par des milliers de famille de Rosemont !
Alors que les experts évaluent que le taux de logements inoccupés devrait normalement être de 3 %, les derniers chiffres pour Montréal indiquait qu’il était de 1% et de 0,7% à Rosemont! C’est ce qui explique que des milliers de familles et de personnes se soient retrouvées sans logis, non seulement aux 1er juillet 2001, 2002, 2003 ou 2004, mais aussi tout au long de ces années.
Deux gestes que vous pouvez faire pour changer les choses
1. Coller la première page du cahier de pétition dans votre fenêtre
2. Signer et faire signer la pétition |
40 heures par semaine à la manufacture ...
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40 heures par semaine à la manufacture et une seule chambre à coucher pour elle et son fils!Bien qu’elle ait un revenu de travail stable depuis 17 ans, Nelida doit vivre dans un appartement trop petit pour son fils et elle. Mais pour l’instant, c’est tout ce qu’elle peut se payer. La situation que vit Nelida est de plus en plus courante dans le quartier. Les gens travaillent fort pour gagner un salaire qui ne leur permet plusde se payer un logement qui réponde à leurs besoins. |
Nelida Flor et son fils dans leur appartement trop petit! |
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| Nelida, comme toutes les mamans, souhaite offrir ce qu’il y a de mieux à son fils, mais le prix des logements la forcent à se contenter d’un appartement qui les oblige à partager la même chambre. « Mon fils est très gentil et il m’aide beaucoup à la maison, mais, à 12 ans, il a besoin de plus d’intimité et d’espace pour faire ses devoirs. » Nelida travaille à la même manufacture de vêtements depuis 1987, mais le salaire n’a presque pas augmenté depuis toutes ces années. « Le logement social nous permettrait d’avoir un logement mieux entretenu et plus grand sans que je ne sois obligée de couper dans les autres besoins essentiels de ma famille », conclut Nelida. | |
D'autres facettes du problème
L’itinérance
Selon la plus récente étude à ce sujet, 12 666 personnes auraient été sans domicile fixe à Montréal à un moment ou l’autre de l’année 1996-1997. À Québec, ce chiffre était de 3 539. La moitié des personnes se disait à la recherche d’un logement. Le problème a nettement empiré avec la pénurie de logements locatifs et il s’étend maintenant à des familles.
*Source: Santé Québec, Dénombrement de la clientèle itinérante dans les centres d’hébergement, les soupes populaires et les centres de jour des villes de Montréal et de Québec 1996-1997, 20 novembre 1998.
Rose et Georges vivent dignement et en sécurité
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Georges devant son immeuble |
Rose et son oiseau adorent HNA! |
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Rose et Georges sont tous deux locataires, avec 140
autres personnes, des Habitations Nouvelles Avenues
(HNA), une OSBL d’habitation pour personnes âgées
établie sur Beaubien, au coin de Pie IX. pour plusieurs ainés de notre quartier, un espoir. « Ici, je sais que les gens qui gèrent l’immeuble ne me voient pas comme une source de profits, mais bien comme un humain à part entière. Le logement social, pour moi,
c’est extraordinaire » nous dit
Georges qui habite le projet
depuis 10 ans maintenant. |
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Patricia, Cesar, Balthazar, Colomba et Sebasthian
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«Trouver un logement avec trois enfants c’est pratiquement impossible! Dès qu’ils apprenaient que nous avions des enfants, les propriétaires n’étaient plus intéressés à nous louer. Nous vivions dans un 4 1/ 2. Pour nous, habiter la coop Sans-frontières, c’est vraiment une très grande chance!» |
La famille Illesca est vraiment heureuse d’habiter son nouveau 5 1/2 dans la coop d’habitation Sans-frontières. |
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| C’est avec beaucoup d’émotion et d’entousiasme que Patricia nous raconte
son installation dans la dernière coopérative d’habitation du quartier. «Ici, il y a
un parc de l’autre côté de la rue, c’est parfait pour les enfant.
En plus, la vie de la coop
fait en sorte que Cesar et moi
avons tissé très rapidement
d’excellents liens avec les voisins.
» Le fait de payer un loyer raisonnable permet d’ailleurs à Cesar de reprendre le chemin des études. Comme quoi le logement social peut servir à améliorer bien plus que ses conditions d’habitation!
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Encore plus dur pour les femmes
Malgré quelques progrès, les femmes sont encore celles qui sont les plus affectées par les problèmes de logement.
Ainsi, lors du recensement canadien de 2001,
les ménages dont le principal soutien financier
était une femme étaient locataires dans
une proportion de 55,4 %, alors que ce pourcentage
était de 33,8 % dans le cas des hommes.
De plus, 19,6 % des femmes consacraient
plus de la moitié de leur revenu au loyer,
alors que ce pourcentage était de 15,5 % chez les hommes. Enfin, sur les 111 385
ménages locataires engloutissant plus de
80 % de leur revenu au loyer, 58 255 avaient
une femme comme principal soutien financier.
À Rosemont, les ménages dirigés par des
femmes représentent 55 % des locataires.
Le cinquième de ces ménages consacrent plus
de 50 % de leur revenu au loyer.





